Histoire des rues de Gaillac : la rue Pech de Galez
Alain Soriano va publier le 11 décembre le Guide historique des rues de Gaillac, cité et faubourgs. En avant-première chaque semaine, il nous livre un extrait de son guide. Aujourd’hui, troisième étape avec la rue Pech de Galez.
Historique de rue extrait du Guide – Cité intra-muros, quartier de la Portanelle
Jusqu’au XVIIIe s., la cité garde son allure médiévale. Elle est entourée de fossés et de remparts et cinq portes permettent d’y accéder : la porte de Saint-Pierre, avec en avancée la porte du Rastel (la herse), la porte Notre-Dame ou porte de la Lauze, la porte de la Portanelle, la porte du Château du Roi, la porte de la Gastouille ou porte Neuve. Mais au XIXe s., comme beaucoup de villes, le visage de Gaillac va profondément changer…….
RUE PECH DE GALEZ
Dénomination confirmée par délibération du 5 août 1866
Pech est un mot occitan (puy en Français) qui signifie tas, monticule. Il s’agit donc de la rue du tas de galets.
Au débouché du ruisseau du Merdialou, le Tarn est peu profond. Jusqu’à une époque récente, on extrayait du sable, du gravier que l’on entassait sur un emplacement proche de la rue Pech de Galez. Les galets étaient utilisés pour paver les rues mais, jusqu’au XVIe s., ils ont servi de munitions pour les frondes et les arbalètes spéciales.
Au début du XIXe s., la salubrité et la circulation laissent à désirer comme le remarque Berbigié : ” Cette rue d’une longueur inégale, est celle par où le service de la boucherie se fait le plus habituellement. L’air n’y circule qu’avec peine à raison de la quantité de maisons bâties en pans de bois avec avancement. Il est plusieurs maisons dont les bords du toit de chaque côté de la rue ne sont pas à 60 centimètres de distance… ”
Ancienne appellation : RUE DU PUECH DE GALÈS
Photos et texte : Alain Soriano
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