Histoire des rues de Gaillac par Alain Soriano : à la découverte de la rue Gaubil
Alain Soriano va publier le 11 décembre le Guide historique des rues de Gaillac, cité et faubourgs. En avant-première chaque semaine, il nous livre un extrait de son guide. Aujourd’hui, la rue Gaubil.
Délibération du 10 février 1835 :
« Sur la proposition de M. le docteur Rigal, et conformément au principe posé dans la délibération en date du 26 mai 1833. Le Conseil décide à l’unanimité que la rue destinée à établir une communication directe entre les rues Saint-Jean et de la Magdeleine immédiatement derrière l’hôtel de ville, prendra le nom du père Gaubil. »
Père Gaubil Antoine (Gaillac 14 juillet 1689 – Pékin 24 juillet 1759)
Il appartient à une riche famille de consuls qui donne plusieurs prêtres ou religieux. En 1704, après des études à Toulouse, il entre dans la Compagnie de Jésus. On le retrouve au Puy, à Tournon, à Cahors, à Rodez, à La Flèche, à Paris où il s’initie à l’astronomie. Il est envoyé en Chine en 1721, arrive à Pékin en 1723 en ayant appris le Chinois et le Mandchou. Il gagne la confiance des empereurs Young-tching, et Kien-Loung dont il est l’interprète officiel pendant 30 ans. Il réalise d’innombrables observations astronomiques et publie notamment un Traité historique et critique de l’astronomie chinoise (1732). Très intéressé par l’histoire et la littérature chinoises, il écrit Histoire de Gengis-Khan (Paris 1739), un Traité de la chronologie chinoise…. Gaubil est élu membre correspondant de l’Académie des sciences, membre de l’Académie des Inscriptions (1751) de Paris, membre de l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg, membre associé de l’Académie royale de Londres.
Remarque : Après 1858, les Gaillacois ont tendance à appeler cette rue « du télégraphe » qui vient d’y être installé. Le problème ne se pose plus aujourd’hui.
A revoir aussi l’article précédent sur la Contrescarpe Baudin ici.
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Ce qui me touche, c’est de savoir qu’il y a encore à Gaillac où dans les alentours, des descendants de ces “grands noms” tel que Gaubil (et non Baubil sous la photo), Portal et Vialar, etc.