Économie en Midi-Pyrénées : après le repli, le répit selon l’INSEE
Après le fort recul de l’activité au 1er trimestre 2009, des signes de répit apparaissent. Le repli de l’économie mondiale a pesé sur les exportations de Midi-Pyrénées, qui ont fléchi de plus de 10 % par rapport au 1er trimestre 2008. L’activité s’est à nouveau fortement contractée dans la construction et dans l’industrie. Les effets de la crise se font maintenant sentir chez les sous-traitants de l’aéronautique. Le marché du travail s’est dégradé très rapidement au cours du 1er trimestre : l’emploi intérimaire a chuté et le nombre demandeurs d’emploi sans emploi a augmenté de 10 %. Mais les chefs d’entreprise dans l’industrie et la construction envoient toutefois des signaux moins négatifs sur l’évolution de l’activité au cours du 2e trimestre. En mai 2009, l’augmentation de la demande d’emploi ralentit.
Le ralentissement de l’activité s’est accentué au 1er trimestre 2009 en Midi-Pyrénées. Après avoir fortement réduit leurs stocks pour les adapter à la demande, les industriels estiment au printemps que les conditions sont plus favorables à une reprise limitée de la production. Dans la construction, la mise en œuvre du plan de relance (logements sociaux supplémentaires, prêt à taux zéro) et l’instauration de nouvelles mesures de défiscalisation (loi Scellier) favoriseraient l’activité.
L’effet d’entraînement de la construction aéronautique s’amenuise
Depuis le début de l’année 2009, les constructeurs aéronautiques sont confrontés à un net affaiblissement des commandes. Si Airbus maintient son rythme de production sur les cinq premiers mois de 2009, ce n’est pas le cas des constructeurs d’avions d’affaires et d’avions régionaux. Plus durement touchés par la crise, ils ont déjà réduit leurs cadences de production. Avec le retard du programme de l’avion militaire A400M, la dégradation de la conjoncture aéronautique pèse sur l’activité des sous-traitants de la filière. Interrogés au printemps 2009, un sous-traitant du secteur aéronautique sur deux constate une diminution des commandes par rapport au printemps 2008 et seulement un sur cinq une augmentation. Cette dégradation de l’activité est plus forte dans l’industrie que dans l’ingénierie ou l’informatique. Elle touche davantage les petits établissements que les grands.
La suite de la note de conjoncture de l’Insee ici.
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