Conférence avec Marie-Pierre Rey le 18 novembre : « Napoléon, Alexandre 1er et les gaillacois célèbres à l’époque de l’Empire »
Mercredi 18 novembre à 20h30 à l’auditorium Dom Vayssette : conférence sur « Napoléon, Alexandre 1er et les gaillacois célèbres à l’époque de l’Empire ». Rencontre avec l’auteur Marie-Pierre Rey pour son livre «Alexandre 1er» en partenariat avec les Amis du Musée de Gaillac.
Extrait du livre : Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait à Las Cases : « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821 ; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l’âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ». S’appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d’une lumière nouvelle le destin complexe d’Alexandre. Marie-Pierre Rey peint ainsi l’enfance du grand-duc, né en 1777, une enfance couvée et régie par sa grand-mère, Catherine II ; elle décrit son accession au trône en 1801, à la mort de son père, le tsar Paul Ier, assassiné sauvagement par des officiers dont Alexandre fut le complice. Cette note tragique qui ensanglante le début de son règne est vite oubliée, tant le bel empereur sait se faire aimer de sa Cour et de son peuple. Mais la volonté de réforme dont témoigne Alexandre est bientôt occultée par son duel avec Napoléon, qui culmine avec l’invasion de la Russie par la Grande Armée et l’incendie de Moscou en 1812. Sur cet échiquier titanesque qu’est alors l’Europe tout entière, le jeune tsar, d’abord craintif face à « Buonaparte », devient une pièce centrale, il est au coeur des manoeuvres diplomatiques qui se succèdent parallèlement au fracas des batailles… et peut ainsi entrer dans Paris, vainqueur, au printemps 1814. La gloire, pourtant, Alexandre en est las : à mesure que les années passent, c’est son salut qui préoccupe toujours plus le tsar, une obsession qui prend d’étranges chemins, puisqu’il envoie à Rome, peu de temps avant de mourir, un émissaire secret chargé de sonder le pape sur le rapprochement des Églises d’Orient et d’Occident. L’enquête de sa biographe dans les archives du Vatican notamment montre que la tentation catholique a bien effleuré le tsar Alexandre… Est-il vraiment mort, d’ailleurs, en 1825 ? Le doute subsiste…
Marie Pierre Rey
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Conférence précédée de la présentation “Le général d’Hautpoul en quelques dates” par Alain Soriano qui, après avoir rappelé l’implication dans les batailles de l’Empire et l’estime que Napoléon portait au général “Gaillacois” (né à Salettes près de Gaillac), s’est attaché à l’histoire de la statue du général d’Hautpoul, en bronze, fondue lors de la 2ème Guerre Mondiale, reédifiée en pierre, etc. avec projection d’un diaporama qui a fait revivre ces évènements grâce notamment aux photos Raynaud (Jean, père et grand-père)
Deux conférenciers-historiens passionnants