Visiter · Plus Beaux Villages
Puycelsi
Citadelle médiévale jamais prise, perchée sur un promontoire face à la forêt de Grésigne. On y monte pour les remparts, on y reste pour le silence.
Distance
20 km
depuis Gaillac
Accès
25 min depuis Gaillac, ~20 km
Population
456 hab.
Fondation
—
Plus Beaux Villages de France
Marché
—
Pourquoi y aller
On monte à pied depuis le parking en contrebas, par un chemin qui serpente entre les arbres. Le village apparaît d’un coup, posé sur son promontoire calcaire comme une forteresse oubliée. C’est exactement ce qu’il est. Fondé au Xe siècle par les moines bénédictins d’Aurillac, fortifié par le comte de Toulouse Raymond V à partir de 1180, Puycelsi n’a jamais été pris — ni par Simon de Montfort pendant la croisade des Albigeois, ni par les Pastoureaux en 1320, ni par les Anglais en 1386. La Chanson de la Croisade le mentionne sous le nom de Pog-Celsi : le promontoire élevé.
Les remparts sont la raison de venir. Près de 800 mètres de muraille ceinturent le village, et le chemin de ronde se parcourt encore. On marche là où marchaient les guetteurs médiévaux, avec la forêt de Grésigne en contrebas — 3 530 hectares de chênaie, immense et silencieuse. Le contraste entre la pierre sèche des murs et le vert profond de la canopée ne s’oublie pas.
Dans l’église Saint-Corneille, levez les yeux. Le plafond est peint du même bleu que la cathédrale d’Albi — un détail que peu de visiteurs remarquent. Le retable baroque, les chapiteaux du XIIIe réemployés d’un édifice plus ancien, et un cochon sculpté à l’entrée dont personne n’explique vraiment la présence : Puycelsi a ses mystères et ne cherche pas à les résoudre.
Avant de redescendre, passez par le Verger Conservatoire. Huit hectares face aux remparts, plantés de variétés anciennes de fruitiers et de vignes locales que plus personne ne cultive ailleurs. Créé en 1986 par le Département du Tarn, c’est le contrepoint parfait : après la forteresse, la douceur ; après la pierre, le fruit.