Penne se mérite. Le village s’étire sur une arête rocheuse au-dessus des gorges de l’Aveyron, dominé par les ruines d’un château cathare suspendu dans le vide. Cette boucle de neuf kilomètres en fait le tour par les hauteurs, et offre ce que la rue principale ne montre jamais : le site vu de l’extérieur, dans toute sa démesure.
Le parcours grimpe d’abord vers Roussergue et le causse, sous les chênes, avant d’atteindre le promontoire des Suquets — le moment qu’on retient. De là, le château et son éperon se découpent face à vous, et la rivière dessine ses méandres deux cents mètres plus bas. La seconde moitié redescend vers l’Aveyron, qu’on longe à l’ombre des falaises avant une dernière montée sèche jusqu’au village.
Comptez trois heures trente pour 290 mètres de dénivelé : rien d’alpin, mais de vraies pentes, et peu d’ombre sur le plateau. Évitez le plein été, prévoyez de l’eau, et de bonnes chaussures pour le rampaillou final. Le coin se prête aussi à l’eau : c’est ici que démarrent les descentes en canoë dans les gorges de l’Aveyron, à combiner sur un week-end avec une halte à Bruniquel.