Aller au contenu
Gaillac Info

Patrimoine

Le musée des Beaux-Arts de Gaillac

Au cœur du parc de Foucaud, le château du même nom abrite le musée des Beaux-Arts de Gaillac : peinture et sculpture des XIXᵉ et XXᵉ siècles, dans une demeure dominant l'un des plus beaux jardins du Sud, ouvert et gratuit toute l'année.

Voir sur la carte ↓
Musée des Beaux-Arts de Gaillac — © Didier Descouens / Commons CC BY-SA 4.0 Musée des Beaux-Arts de Gaillac — © Didier Descouens / Commons CC BY-SA 4.0

Pas besoin de prendre la route pour voir un château à Gaillac : il y en a un en ville, posé au milieu d’un parc dessiné sous Louis XIV. Le château de Foucaud, dit aussi château d’Hutaud, abrite aujourd’hui le musée des Beaux-Arts — et c’est sans doute la visite la plus douce de la ville, parce qu’elle se mérite au bout d’une allée, à l’ombre des arbres.

Un château classé, dans son parc

Le château de Foucaud date du début du XVIIᵉ siècle. La ville l’achète en 1903 — le maire d’alors cherchait un écrin pour les tableaux du peintre gaillacois Firmin Salabert — et y ouvre son musée des Beaux-Arts en 1934 ; les collections seront entièrement réaménagées en 1994. Le château, son pavillon de lecture et son parc sont classés Monuments historiques (le pavillon dès 1935, le château et le parc en 1945).

Le parc descend vers le Tarn en terrasses, balustrades de pierre et bassin circulaire — un jardin que l’on compare volontiers, pour son dessin étagé à l’italienne, à la Villa d’Este. C’est l’un des plus vastes jardins anciens du Sud, ouvert à tous, gratuitement, toute l’année. Beaucoup de Gaillacois viennent pour le seul parc, pique-niquent, et repartent sans avoir poussé la porte du musée. Ils ont tort : au sommet des terrasses, le château garde l’essentiel.

Les collections

Le fonds est plus riche qu’on ne l’imagine pour une ville de cette taille : environ 500 peintures, 700 dessins, 200 estampes et 63 sculptures, déployés sur deux niveaux. Le parcours court du néoclassicisme du début du XIXᵉ au modernisme d’après-guerre, en passant par le romantisme, l’école de Barbizon, l’impressionnisme et l’orientalisme — l’histoire de la peinture vue depuis la province, sans esbroufe.

Le cœur de la collection est gaillacois. Firmin Salabert (1811-1895), élève d’Ingres et donateur fondateur, y est largement représenté : ses Baigneuses, une vue de la place du Griffoul, un Portrait d’Ingres. À ses côtés, le peintre Henri Loubat (1855-1926) — L’Annonce faite aux bergers — et toute une génération d’artistes du Tarn : Charles Escot, les Tournon père et fils, Gaston Durel, Marie Bermond. Une salle du rez-de-chaussée est consacrée au sculpteur Jules Pendariès (1863-1933), avec ses marbres Aux champs, La Muse et le poète et L’Entrave. Et l’on croise, au détour des cimaises, quelques portraits inattendus — des Rothschild à Ingres lui-même.

Le musée des Beaux-Arts de Gaillac — © 60D Production

Le musée ne vit pas que de ses collections permanentes : il programme chaque année des expositions temporaires (on y a vu, ces dernières années, Georges Rouault ou des peintres du Tarn). Le calendrier à jour est publié sur gaillac.fr — à vérifier avant de venir spécialement pour une exposition.

L’un des trois musées de Gaillac

Le musée des Beaux-Arts forme, avec le musée de l’Abbaye et le muséum d’histoire naturelle Philadelphe Thomas, le trio des musées municipaux. Un passeport unique à 8 euros ouvre les trois portes, et le deuxième dimanche de chaque mois, les collections permanentes sont gratuites : de quoi enchaîner les beaux-arts, l’art sacré de l’abbaye et le cabinet de curiosités du docteur Thomas dans la même journée.

À l'affiche

Le musée et ses voisins, avec les parkings du centre — cliquez un point.

↑ ↓ pour naviguer · Entrée pour ouvrir · Échap pour fermer