Patrimoine
Le muséum d'histoire naturelle Philadelphe Thomas
C'est le seul muséum d'histoire naturelle du Tarn, et un vrai cabinet de curiosités : oiseaux naturalisés, minéraux, fossiles, hérités de la passion d'un naturaliste gaillacois du XIXᵉ siècle, Philadelphe Thomas.
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On ne s’attend pas à trouver un muséum d’histoire naturelle à Gaillac — et pourtant, c’est le seul du Tarn, et le plus ancien musée de la ville. On le présente même comme le deuxième muséum de l’ancienne Midi-Pyrénées, après celui de Toulouse.
Le cabinet d’un collectionneur
Tout part d’un homme : le docteur Philadelphe Thomas (1826-1912), médecin et collectionneur gaillacois, dont les collections d’histoire naturelle ont formé, à la fin du XIXᵉ siècle, le fonds du musée qui porte son nom. Le lieu a gardé le charme un peu désuet, et totalement assumé, des cabinets de curiosités d’autrefois : vitrines serrées, étiquettes manuscrites, spécimens venus du monde entier. On y entre comme dans la collection d’un savant du XIXᵉ — parce que c’est exactement ce que c’est.
Deux étages, du colibri au mammouth
Le premier étage est zoologique : plus de six cents oiseaux européens naturalisés, accompagnés d’œufs, de nids, de reptiles, de mammifères, d’insectes et de poissons. Le second descend dans le temps long — paléontologie et minéralogie du Tarn et d’Occitanie : phosphorites du Quercy, os de mammouth, marbres des Pyrénées, fossiles par milliers. C’est une visite courte, idéale avec des enfants, et qui change radicalement de registre après l’art sacré de l’abbaye ou la peinture des Beaux-Arts.
Les pièces insolites
C’est là que le cabinet devient irrésistible. Entre deux vitrines de minéraux, on tombe sur un scarabée Goliath, des crocodiles, un hippopotame, des pierres précieuses et semi-précieuses — et, clou de la visite, une momie égyptienne vieille de quelque 2 500 ans. De quoi désamorcer définitivement l’idée qu’un musée de province serait forcément sage.
Le troisième des trois musées
Le muséum complète, avec le musée de l’Abbaye et le musée des Beaux-Arts, les trois musées municipaux de Gaillac. Le passeport unique à 8 euros ouvre les trois, et le deuxième dimanche de chaque mois, les collections permanentes sont gratuites. Pour une après-midi pluvieuse en famille, l’enchaînement des trois est imbattable — et chacun raconte une facette différente de la ville.